farioli
26 juil

Nocturne


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Je suis nyctalope !
Je vois clair, c’est à ne pas y croire,
Même au marché noir !
Pour une escalope ;
Ou une’boît’ de sardine à l’huile,
Moi j’vous flanque un’pile ! Je suis nyctalope !
Je distingue tout c’qui est caché
Dans l’obscurité….
Paroles de Brocey chanté par Marie bizet.

 Pov fille ! 25 ans, coiffera les catherinettes : seule à mourir. Sans amis, sans amour. Dans le froid glacial d’un Paris qui traîne les rêves cassés comme une rengaine rouillée trouvée dans les puces à Saint Ouen.
Elle s’appelle ? As t-elle un nom ? elle lit L’île de l’épouvante, de Jean de la Hire. C’est un livre de science fiction, si on veut, où il est question d’un héros appelé Nyctalope toujours accompagné de Gnô Mittang et de ses fidèles gardes du corps Vitto et Soca. C’est la dernière rame de métro et la jeune fille a du mal à se concentrer sur cette histoire qui en fait ne l’intéresse pas trop, pour ne pas dire du tout.
Est-elle nyctalope ? dans un sens elle l’est. Tant d’amours brisées d’espoirs amenuisés et le boulot avec ce con de Jim qui la reluque et bande pour elle alors qu’elle le vomit.
Sale type. Si elle jecte de cette boîte ce sera à cause de cet abruti. Brrr. Il fait froid à la sortie. Les rues luisent et la bruine tombe si verticalement. La jeune fille y voit bien la nuit. Elle préfère la nuit au jour.
Je vais dormir et rêver pense-t–elle . Si je pouvais seulement croire que demain changera un chouia. Les gens sont définitivement tristes en général. Personne ne me fait vraiment rire. Elle marche dans les rues et en passant elle donne un coup de pied dans une cannette. Et en plus il y a un rat crevé près de la poubelle du resto malgache.
Tiens ce soir je vais blogguer. Je vais écrire une merde sur ce con de Jim ; décrire combien ces mecs sont grades dans le ciboulot au boulot dans cette merde de boîte où je crève comme une rate dans une poubelle.
Le monde tourne et moi je voudrais m’arrêter pour qu’il s’arrête de faire croire aux gens cons que la vie est une valse ! Vini, vidi et non vici, voilà messieurs dames ! Je vois si clair dans cette nuit de Paname merdique. Pourtant j’ai de beaux seins, des cuisses dodues et je sais ce que c’est le plaisir. Je les vois les mecs, tous me regardent et pensent la même chose :
- Je me la fais celle-là et je la largue.
L’amour ! mon cheval pour de l’amour !
J’y vois clair ce soir et je vais faire un rêve qui devra se réaliser. Il doit bien y avoir quelque part sur cette planète à la con un mec pour moi qui me dise : tu es ma nyctalope adorée!
Comme on peut dire : une île adorée. C’est vrai qu’une île est nyctalope. Je suis une île de chair dans Paris.
Rien n’est joué ma fille tu vas voir , rien n’est joué. Même si au bout de cette rue sombre il n’y a pas le bonheur, il y a la lueur du bonheur : je la vois comme sur le nez au milieu de la figure d’une ville anonyme.